La bio-surveillance pour détecter et évaluer les effets des perturbateurs endocriniens

Le magazine 60 millions de consommateurs a mené en avril une étude sur un panel de 43 enfants âgées de 10 à 15 ans au sujet des perturbateurs endocriniens (bisphénol A, des phtalates, des pesticides, des PCB, des métaux lourds etc). Elle révèle que ces substances ont été retrouvées dans la totalité des échantillons (cheveux) examinés. En moyenne, chaque enfant était contaminé par un cocktail de 36 molécules répertoriées comme perturbateurs endocriniens, allant même jusqu’à 54 molécules pour un même enfant !
Pour mémoire, les perturbateurs endocriniens ont été mis en cause dans l’apparition de maladies telles que certains cancers hormono-dépendants, l’obésité, la puberté précoce, les malformations génitales, la baisse de la fertilité etc.

Une préoccupation grandissante de la société civile 

Les consommateurs étant de plus en plus sensibilisés, il paraît important de les rassurer sur les bonnes pratiques industrielles et sur la qualité et l’état sanitaire des produits qui leur sont proposés. Les entreprises dont les produits sont susceptibles d’entrainer des perturbations soit que leurs ingrédients le soient déjà, soit que l’agrégation des différents composants les provoquent. sont d’autant plus concernées par une surveillance accrue de la neutralité de leurs produits. Celles qui rejettent des effluents industriels dans l’environnement sont elles-aussi en ligne de mire puisqu’elles peuvent contribuer involontairement à le contaminer.
Face à des effets sur la santé, d’une ampleur sans précédent, de plus en plus d’entreprises s’interrogent, se mobilisent et agissent sur le sujet des perturbateurs endocriniens.

La bio-surveillance comme outil

La bio-surveillance permet une évaluation éco-toxicologique, c’est à-dire l’évaluation toxicologique d’écosystèmes plus ou moins pollués grâce à l’observation d’espèces bio-indicatrices. Elle se base donc sur l’étude d’organismes vivants exposés à des milieux variés : prélèvements d’eau ou échantillons de matières incorporées dans de l’eau par lixiviation. Il s’agit le plus souvent de têtards ou de larves de poisson qui permettent de mesurer un niveau d’effet perturbateur de l’échantillon test (de peu perturbateur à très perturbateur).
L’entreprise en fonction du niveau et de l’origine de la perturbation (oestrogénique ou endocrinienne par exemple) peut ensuite examiner les composants de son produit, son processus de fabrication et/ou ses rejets puis mettre en place des actions correctrices.


Un partenariat avec un laboratoire d’expérience
Depuis plusieurs années, Biocenys travaille en collaboration avec un laboratoire spécialisé dans la mesure des effets perturbateurs endocriniens dans différents composants (eau, boues, produits cosmétiques, etc..). N’hésitez pas à nous contacter si cette démarche vous intéresse.